CLCV Touraine | Communiqué de Presse
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Examen de la loi ELAN au Sénat

La Commission sous l’emprise du lobby
des professionnels de l’immobilier

« Une loi qui n’oppose pas les propriétaires aux locataires ».
De belles paroles prononcées par Julien DENORMANDIE . Mais une fois passés les éléments de langage habituels, place à la réalité. Et c’est sans surprise que cette loi est un cadeau aux bailleurs et aux professionnels de l’immobilier.
Ainsi :
• L’encadrement des loyers est enterré. Le dispositif ne devient que facultatif et ne pourra être
instauré que dans les zones où les perspectives de construction de logements sont limitées.
Autant dire qu’en dehors de Paris, des villes volontaristes comme Lille et Grenoble ne pourront
pas le mettre en place. Mais ce n’est pas une loi contre les locataires… lire la suite

Alors que les débats sur le projet de loi à l’Assemblée nationale débutent aujourd’hui, la CLCV tient à souligner les orientations oubliées de cette loi, notamment en termes d’alimentation favorable à la santé.
Doute sur les mesures commerciales La CLCV, favorable à une juste rémunération des producteurs, est sceptique sur les mesures proposées, notamment le relèvement du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions. Le consommateur n’a pas à porter seul la responsabilité de la rémunération des producteurs. C’est la répartition de la valeur
entre tous les maillons de la chaîne agroalimentaire qui est à revoir.
Pesticides : des mesures à compléter La séparation des activités de conseil et de vente des pesticides était appelée de nos vœux. C’est une avancée importante mais il convient d’en préciser les conditions de réalisation et d’assurer son effectivité. L’interdiction du glyphosate n’a que trop tardé : il faut que le gouvernement confirme dans la loi son
engagement contre le glyphosate au niveau européen, sans omettre la dangerosité d’autres produits et molécules (Dicamba, par exemple).
Un texte pauvre sur l’alimentation saine et durable pour tous Nous nous réjouissons de l’introduction de produits bio ou de signe de qualité dans la restauration collective.
Cependant, nous regrettons une certaine largesse dans le choix de ces critères de qualité et l’impossibilité d’intégrer des notions de circuits de proximité. Des questions restent en suspens sur le suivi et le contrôle de la mise en place de cet objectif ainsi que sur les surcoûts potentiels pour les consommateurs avec peu de ressources. Pour l’atteindre, il faut valoriser et soutenir financièrement les producteurs à s’engager et à se maintenir dans les différents types de filières plus durables et qualitatives.
La qualité nutritionnelle et sanitaire des produits est la grande absente de ce texte : la possibilité d’une alimentation saine pour tous passe par une offre alimentaire avec des profils nutritionnels plus favorables !
Qu’en est-il d’une réglementation sur la reformulation de la qualité nutritionnelle des produits (moins de sel, moins de matières grasses…) ? Des objectifs sur les nanoparticules ont été ajoutés mais restent trop peu ambitieux. En ce qui concerne les contrôles sanitaires, la CLCV soutient l’obligation d’information des autorités lors des autocontrôles positifs ainsi que celle concernant les contrôles de l’environnement de
production. Il semble effectivement important de rendre plus cohérentes les missions d’inspection des agents DGAL et DGCCRF mais qu’en est-il des moyens alloués ? Seront-ils suffisants pour assurer une mission efficace ?
La question de la transparence pour le consommateur sur les produits est essentielle. Nous serons vigilants à la multiplication des logos sur les modes de production ou encore les impacts environnementaux. Il faut savoir informer de manière pertinente.
On ne trouve rien sur la publicité : nous soutenons une régulation de la publicité des produits alimentaires en fonction de leurs profils nutritionnels !
La question d’accessibilité pour tous a été limitée à la question, certes très importante, de la précarité alimentaire. La question du coût d’une alimentation favorable à la santé se pose. La hausse des prix pour plus de qualité n’est pas une fatalité. Une réflexion doit être portée sur la répartition du prix tout au long de la chaîne alimentaire.
La CLCV s’entretiendra avec les pouvoirs publics pour s’assurer que les consommateurs soient entendus.

 
Résiliation annuelle de l’assurance emprunteur :
Une victoire pour les consommateurs
 
Le Conseil constitutionnel vient de valider la possibilité de résilier annuellement chaque assurance emprunteur. Il s’agit d’une décision importante qui va dynamiser la concurrence dans ce secteur.
L’assurance emprunteur est un gigantesque marché, évalué à 6,5 milliards d’euros par an. Ces assurances ont longtemps été distribuées uniquement par les banques prêteuses en dehors de toute concurrence réelle. Depuis quelques années, un emprunteur peut choisir entre l’assurance proposée par sa banque ou celle d’un concurrent au moment de la souscription du crédit mais également au cours des douze mois qui suivent.
Mais l’option d’une assurance alternative reste peu exercée, 15 % des contrats, et elle n’est pas applicable à l’ensemble des assurances emprunteur faute de rétroactivité.
Face au coût non négligeable d’une assurance emprunteur dans un crédit immobilier, la loi du 21/02/17 prévoit en 2018 une résiliation possible à chaque date anniversaire pour l’ensemble des assurances emprunteurs existantes.
Sous couvert d’une crainte de démutualisation du risque, la Fédération bancaire française a saisi la justice espérant ainsi obtenir la censure d’une possibilité de résiliation annuelle pour toutes les assurances emprunteur. Le spectre de la démutualisation du risque est régulièrement brandi par le monde de l’assurance à chaque assouplissement des possibilités de résiliation mais l’argumentation reste faible. Le problème de fond est que l’absence de concurrence a créé une rente au profit des banques-assureurs ce qui est la cause de taux d’assurance bien trop élevés. Cette mesure permettrait de diminuer cette rente et de baisser le coût de l’assurance emprunteur pour le consommateur.
Nous nous félicitons de la décision du Conseil constitutionnel qui va permettre aux emprunteurs de pouvoir davantage faire jouer la concurrence pour leur assurance emprunteur.
Nous appelons les autorités à davantage de contrôles face aux obstacles que rencontrent les consommateurs qui veulent opter pour une assurance emprunteur alternative et se voient opposer un refus des banques au motif d’une prétendue non-équivalence des garanties.
La possibilité d’accéder pour tous à l’assurance est pour nous essentiel et nous resterons vigilant à tout risque de démutualisation qui pourrait, s’il était un jour avéré, être utilement rectifié par des mesures de régulation législatives qui auraient pour avantage une transparence accrue par rapport au système actuel largement à la main des assureurs.
 
 
 
 

 
Enquête qualité des fruits:
Déception pour les tomates, du mieux pour les raisins
 
 
Chaque année depuis 2010, notre association conduit une enquête de satisfaction sur la qualité et le prix des fruits auprès de consommateurs en organisant des dégustations et des relevés de prix.
Cette année, nos bénévoles ont organisé 67 dégustations dans 23 départements et ont rassemblé plus de 830 participants.Les dégustations, réalisées entre mi-septembre et mi-octobre, ont porté sur trois types de tomates rouges (rondes en grappe, côtelées et cerise) et des raisins blancs français et italiens.
Tomates : la déception se confirme
Cette année, nous observons à nouveau que la qualité des tomates n’est toujours pas suffisante pour les consommateurs et qu’il n’y a pas de relation entre la qualité et le prix.  Ainsi, seulement 28% de nos consommateurs sont satisfaits par le goût des tomates. Constat variable selon les types de tomates : pour les tomates rondes en grappe et les tomates côtelées, la satisfaction chute à 20%. Notons que les tomates côtelées (près de 2 fois plus chères que les tomates rondes en grappe) apportent autant, voire moins, de satisfaction que les tomates grappe. Les meilleurs taux de satisfaction sont observés pour les tomates cerise (42%) dont le prix moyen est proche de 6 à 7 euros le kilo. Une différence de prix notable entre ce type de tomate et les autres !
Raisins : des raisins italiens à des prix attractifs
Les consommateurs sont plus satisfaits par les raisins même s’il existe encore une marge de progression :50 à 60% d’entre eux apprécient la qualité globale et le goût des raisins mais près de 20% trouvent que leur goût est peu agréable ou désagréable. Nous observons peu de différences pour le goût entre les raisins français et italiensalors que le prix des produits italiens est beaucoup plus attractif. Parmi les variétés françaises les plus représentées, les raisins sans pépin et le chasselas, dans une moindre mesure, sont les variétés qui remportent le plus de succès auprès des consommateurs (goût et taux de sucre).
Insatisfaction par rapport à la qualité des fruits en grande distribution
Seuls 18% des consommateurssont satisfaitsde la qualité des fruits vendus en grande et moyenne distribution. Les consommateurs évoquent un manque de goût, de maturité, de traçabilité et de conservation des fruits vendus en GMS.
Des pistes d’amélioration
La CLCV recommande ainsi que l’ensemble des acteurs continue de poursuivre leurs engagements d’amélioration tant en termes de choix de variétés, que d’optimisation de dates cueillette ou encore de de conditions de transports et de conservation au niveau des magasins. Par ailleurs, des conseils dispensés aux consommateurs peuvent les aider à mieux préserver les fruits.
Dans le cas des raisins, la compétitivité des raisins italiens semble importante du fait de leur prix attractif et de la satisfaction que ces produits génèrent, équivalente ou meilleure à certains produits français, plus chers. Dans une dynamique de filières locales, une réflexion doit être menée sur la revalorisationde produits français de qualité.
Pour son enquête 2017, la CLCV a collaboré avecAPRIFEL, l’Agence pour la Recherche et l’Information en Fruits et Légumes

 
 
Résiliation annuelle de l’assurance emprunteur :
Une victoire pour les consommateurs
 
Le Conseil constitutionnel vient de valider la possibilité de résilier annuellement chaque assurance emprunteur. Il s’agit d’une décision importante qui va dynamiser la concurrence dans ce secteur.
L’assurance emprunteur est un gigantesque marché, évalué à 6,5 milliards d’euros par an. Ces assurances ont longtemps été distribuées uniquement par les banques prêteuses en dehors de toute concurrence réelle. Depuis quelques années, un emprunteur peut choisir entre l’assurance proposée par sa banque ou celle d’un concurrent au moment de la souscription du crédit mais également au cours des douze mois qui suivent.
Mais l’option d’une assurance alternative reste peu exercée, 15 % des contrats, et elle n’est pas applicable à l’ensemble des assurances emprunteur faute de rétroactivité.
Face au coût non négligeable d’une assurance emprunteur dans un crédit immobilier, la loi du 21/02/17 prévoit en 2018 une résiliation possible à chaque date anniversaire pour l’ensemble des assurances emprunteurs existantes.
Sous couvert d’une crainte de démutualisation du risque, la Fédération bancaire française a saisi la justice espérant ainsi obtenir la censure d’une possibilité de résiliation annuelle pour toutes les assurances emprunteur. Le spectre de la démutualisation du risque est régulièrement brandi par le monde de l’assurance à chaque assouplissement des possibilités de résiliation mais l’argumentation reste faible. Le problème de fond est que l’absence de concurrence a créé une rente au profit des banques-assureurs ce qui est la cause de taux d’assurance bien trop élevés. Cette mesure permettrait de diminuer cette rente et de baisser le coût de l’assurance emprunteur pour le consommateur.
Nous nous félicitons de la décision du Conseil constitutionnel qui va permettre aux emprunteurs de pouvoir davantage faire jouer la concurrence pour leur assurance emprunteur.
Nous appelons les autorités à davantage de contrôles face aux obstacles que rencontrent les consommateurs qui veulent opter pour une assurance emprunteur alternative et se voient opposer un refus des banques au motif d’une prétendue non-équivalence des garanties.
La possibilité d’accéder pour tous à l’assurance est pour nous essentiel et nous resterons vigilant à tout risque de démutualisation qui pourrait, s’il était un jour avéré, être utilement rectifié par des mesures de régulation législatives qui auraient pour avantage une transparence accrue par rapport au système actuel largement à la main des assureurs.
 
 
 
 

 
Enquête nationale assurance vie
Rendements servis aux assurés : la grande loterie
 
La CLCV rend publique sa 1èreenquête sur l’assurance vie. Nous avons passé au crible
232 contrats et étudié les taux servis, le rendement des portefeuilles et les frais facturés sur 8ans par les professionnels. Originalité de notre enquête : avoir pris en compte non seulement les contrats ouverts mais aussi les contrats fermés à la commercialisation.Des contrats fermés qui restent très présents dans les portefeuilles.Rappelons qu’avec un encours de 1682.3 milliards d’euros à fin octobre 2017, l’assurance vie est le placement financier préféré des Français.
 
56 % des professionnels n’ont pas répondu
Sur les 1 009 questionnaires envoyés, 777 n’ont pas été retournés.D’autres n’ont été que partiellement remplis. Nous regrettons vivement ce manque de transparencede certains professionnels (Suravenir, Assurances du Crédit mutuel, Crédit Agricole, etc.) qui démontre qu’ils ont tendance à pratiquer une cuisine interne et à ne pas la rendre publique. Ils tiennent à garder cette opacité.
 
Rendementsservis sur les fonds en euros: des gagnants et des perdants
Globalement nous constatons que les assurances vie commercialisées par une banque ont un rendement plus faible queles contrats commercialisés par un assureur ou une mutuelle (sur 8 ans, 22.62 % contre 27.96 %). Par ailleurs, les contrats fermés à la commercialisation ont tendance à être moins bien servis que les contrats ouverts (sur 8 ans, 25.62 % contre 27.13 %).
 
Taux de redistribution, le grand écart : de 56 à 107 %
Une assurance vie est incluse dans un portefeuille global qui, placé sur les marchés, va dégager un rendement. Notre indice de redistribution, calculé sur 8 ans, compare le rendement de ce portefeuille au taux servi après frais de gestion au titulaire de l’assurance vie. Nous avons pu relever de très fortes différences d’un établissement à l’autre.Le taux de redistribution varie de 56 % à 107 %. De surcroît, certains professionnels n’appliquent pas le même taux de redistribution sur tous leurs contrats, pénalisant ainsi certains assurés. C’est par exemple le cas de la Caisse d’épargne sur les contrats gérés par CNP Assurance, où le taux de distribution varie de56 à 89 %.
 
Nos demandes
La CLCV demande aux professionnels de faire preuve d’équité dans l’attribution des rendements et de plus de transparence dans les informations données sur le produit commercialisé aux consommateurs. Nous souhaiterions notammentla mise en ligne des conditions générales et que le taux de distribution soit indiqué dans la plaquette commerciale avant la vente.
 
 

 
La défense des consommateurs asphyxiée financièrement par l’État
 
La CLCV a découvert fortuitement, à la lecture du projet de budget 2018, la coupe drastique du financement du monde consumériste.
 
La ligne budgétaire qui concerne, entre autres, le mouvement consommateur, passe effectivement de 9 millions à 5,4 millions d’euros, soit 40 % de réduction s’ajoutant à une baisse, décidée en juillet 2017, de 8 % et une baisse globale, au cours des cinq dernières années, de 25 %.
 
Il s’agit ni plus ni moins de l’asphyxie du mouvement consumériste.
 
L’agrément délivré par l’État aux organisations de consommateurs est lié à cette indépendance financière vis-à-vis du secteur marchand, ce qui est fondamental pour la crédibilité des analyses des positions défendues par les organisations de consommateurs. Ce soutien est aussi nécessaire dans notre rôle de représentation des consommateurs, suite aux sollicitations de l’ensemble du secteur institutionnel État-Régions-Collectivités locales.
 
La CLCV répond à ces critères depuis maintenant 65 ans et assure une partie importante de son budget par la cotisation de ses membres qui représentent 30 % de son budget.
 
La CLCV, de par sa présence sur le territoire par l’intermédiaire de ses 360 structures locales, apporte soutien, conseil juridique et formation aux milliers de consommateurs qui la sollicitent. Le travail repose essentiellement sur le bénévolat, mais la technicité de certains dossiers et l’analyse nécessaire de l’évolution du monde de la consommation nécessitent des compétences professionnelles assurées par du personnel salarié.
 
Force est de constater qu’il y a un déséquilibre énorme entre les moyens des secteurs professionnels, quels qu’ils soient, et les faibles subsides du mouvement des consommateurs.
 
Pour permettre la pérennité du mouvement des consommateurs, l’heure est venue de préparer un mode de financement qui pourrait être basé, soit :
 

  • sur un très faible pourcentage des dépenses publicitaires engagées par l’ensemble des secteurs professionnels. À titre d’information, pour l’année 2016, 10 milliards ont été engagés par le secteur marchand ;

 

  • une partie des amendes infligées par l’Autorité de la Concurrence ;

 

  • une part issue de la contribution du service public de l’électricité servant au financement du médiateur de l’énergie.

 
Nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités en la matière : soit :
 
PERENNITE sur les propositions énoncées
 
ASPHYXIE avec suprématie des différents secteurs professionnels
 
 
CLCV 37
 
 
Contact : Marie-Claude FOURRIER
06 48 59 77 66
06 61 17 56 65

Notre enquête
Céréales pour petit-déjeuner destinées aux enfants
Trop de sucre, pas assez de céréales !
La CLCV rend publique son enquête sur les céréales pour petit-déjeuner destinées aux enfants. Nous avons passé au crible 105 produits vendus en grandes surfaces, en utilisant le système Nutri-Score qui fonde le futur système d’étiquetage nutritionnel. Résultat : la très grande majorité des produits obtiennent la note de C ou D car ils sont trop sucrés. Autre constat, la part effective de céréales dans les produits indiquant la quantité globale de céréales est assez décevante.
Des céréales relativement peu équilibrées d’un point de vue nutritionnel
Nous ne distinguons pas de différence significative entre les céréales de marques nationales et les autres (marques de distributeurs ou hard discount). À partir du système Nutri-Score, qui répartit les produits en cinq catégories (A, B, C, D, E), il apparaît que 63 % d’entre eux se trouvent dans la catégorie C et 28 % dans la catégorie D. La note D revient principalement pour certains pétales sucrés (88 %) et céréales fourrées (74 %). Un seul produit obtient la note A : Weetos, anneaux chocolatés de Weetabix.
Des céréales souvent très sucrées
Toutes les céréales étudiées comportent du sucre. Globalement, elles ont une teneur moyenne de 28 grammes de sucre pour 100 g de produit. Cette teneur varie de 19,9 g (Crousti’Pétal de Chabrior (Intermarché) à 43 g (Smacks de Kellogg’s). Ainsi, pour une portion de 30 g, en moyenne, les céréales de notre échantillon contiennent 1,7 morceau de sucre. Il faut sur ce point rappeler aux consommateurs que la portion de céréales recommandée pour les enfants est de 30 grammes. Si l’on considère leur teneur en sucre, dépasser cette quantité à un impact nutritionnel important.
Une quantité de céréales globalement trop faible dans les recettes
Dans les 77 produits mentionnant la quantité globale de céréales utilisée dans la recette, la quantité moyenne est de 65 %. Ce sont les boules miel (76 %), les « cookie » (75 %) et les pétales sucrés (73 %) qui en contiennent le plus. Tandis que les céréales fourrées en contiennent le moins (53 %). De plus, nous notons que dans 27 % des cas, on ne connaît pas la quantité globale de céréales présente dans les produits.
Nos demandes
La CLCV appelle les fabricants à une reformulation de leur recette pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits, notamment les plus sucrés, et, à une augmentation de l’utilisation des céréales sous leur forme complète. Nous souhaitons une plus grande transparence dans l’indication des quantités de céréales utilisées et leur origine. De plus, nous rappelons que nous sommes en faveur d’une restriction de l’utilisation des mascottes et/ou personnages de dessins animés ou films pour les produits destinés aux enfants souvent les moins équilibrés.
Notre enquête montre l’intérêt du système d’évaluation Nutri-Score. Nous demandons qu’un calculateur public et officiel sur la base de ce système soit mis en place sur le site du ministère de la Santé. Nous souhaitons la généralisation du Nutri-Score sur les emballages des produits alimentaires pour une meilleure information du consommateur.
Un dossier spécial tiré de notre enquête sur www.clcv.org
Tableau des céréales étudiées et note Nutri-Score
Catégorie Produit Marque Nutri-Score
Pétale sucré Frosties Kellogg’s D
Pétales glacées au sucre Cora D
Corn Flakes glacés au sucre Marque repère – Brin de Jour (Leclerc) D
Pétales de mais sucrés (Hard Discount – Carrefour) D
Pétales sucrés craquants Les Doodingues (Casino) D
Pétales de mais sucrés Mat et Lou (Super U) D
Crousti’ pétal, glacés au sucre Chabrior (Intermarché) C
Sugar flakes Auchan D
Pétale chocolat Chocapic, choco noisette Nestlé C
Pétales de blé au chocolat Mat et Lou (Super U) C
Pétales de blé goût chocolat Le prix gagnant ! (Leader Price) B
Pétales de blé goût chocolat Eco + (Leclerc) C
Pétales de blé au chocolat Monoprix C
Pétales au cacao Crownfield (Lidl) C
Pétales de blé goût chocolat (Hard Discount – Carrefour) C
CaoFlakes, au chocolat Auchan B
Choco Curlz Carrefour Kids C
Pétal’choco, chocolaté Chabrior (Intermarché) C
Pétales de blé goût chocolat Tous les jours (Casino) B
Pétales choco Marque repère – Brin de Jour (Leclerc) C
Coco Pops chocos, super croustillant Kellogg’s C
Pétales chocolat Cora C
Céréale fourrée Céréale fourrée au chocolat Trésor (chocolat au lait) Kellogg’s D
Jumblies au chocolat au lait Auchan D
X’trem au chocolat au lait, céréales cœur fondant Carrefour C
Céréales fourrées au chocolat Crownfield (Lidl) D
Day Break, céréales fourrées chocolat au lait Marque repère (Leclerc) D
Céréale fourrée au chocolat-noisette Trésor (goût chocolat noisettes) Kellogg’s D
Day Break-Céréales fourrées chocolat au lait noisette Marque repère (Leclerc) D
Top cao fourrage chocolat noisette, céréales fourrage chocolat noisette Leader Price C
Céréales fourrées chocolat noisettes Super U C
Céréales fourrées chocolat noisette Monoprix Bio D
Fourées chocolat noisettes Cora C
Xtrem Chocolat noisettes, cœur fondant Carrefour C
Jumblies goût chocolat noisettes Auchan D
Catégorie Produit Marque Nutri-Score
Céréale fourrée Céréale chocolatée fourrée au chocolat Crunch Max, céréales fourrées au bon goût de chocolat Nestlé C
Xtrem tout choco, cœur fondant Carrefour D
Jumblies au chocolat Auchan D
Céréales fourrées chocolat Monoprix D
Fourrés choc’ cœur choco Les Doodingues (Casino) D
Céréales chocolatées fourrées chocolat Super U D
Top cao fourré au chocolat, céréales chocolatées fourrées au chocolat Leader Price D
Fourées tout choco Cora D
Day Break-Céréales fourrées chocolat Marque repère (Leclerc) D
Céréales fourrées tout chocolat, cœur fondant Marque repère – BioVillage (Leclerc) D
Boule miel Miel Pops Kellogg’s C
Boules de mais miel Eco + (Leclerc) D
Boules miel Marque repère – Brin de Jour (Leclerc) C
P’tites billes miel Les Doodingues (Casino) C
Boules miel Mat et Lou (Super U) C
Boules au miel Crownfield (Lidl) C
Mielak Chabrior (Intermarché) B
MielNuts Auchan C
Boules de mais au miel Pouce (Auchan) D
Miel Ballz Carrefour Kids C
Boules céréales saveur miel (Hard Discount – Carrefour) C
Boule chocolat Nesquik Nestlé C
Choko bille chocolaté Chabrior (Intermarché) C
Boules chocolat Mat et Lou (Super U) C
Boules céréales au cacao Crownfield (Lidl) B
Boules chocolat Cora C
Boules de céréales au chocolat Eco + (Leclerc) C
Boules de céréales au chocolat (Hard Discount – Carrefour) B
Choco Ballz Carrefour Kids C
CaoCroc, au chocolat Auchan C
Catégorie Produit Marque Nutri-Score
Blé soufflé caramélisé, miel, miel et caramel Smacks, blé soufflé caramélisé Kellogg’s C
Soufflées miel et caramel Cora C
Wizzy Crisp Carrefour Kids B
Blé soufflé miel Eco + (Leclerc) C
P’tits grains caramel Les Doodingues (Casino) C
Blé soufflé au miel Crownfield (Lidl) C
Blé soufflé miel caramel Mat et Lou (Super U) C
Crousti’ miel, caramélisé Chabrior (Intermarché) C
Bumpies au miel Auchan C
Honey coated wheat, blé soufflé au miel et caramel Leader Price C
Riz (soufflé/extrudé) au chocolat Coco Pops, riz soufflé au bon goût chocolat Kellogg’s D
Croustillants chocolat Cora C
Riz soufflé au chocolat Mat et Lou (Super U) D
P’tits grains choco Les Doodingues (Casino) C
Riz soufflé au chocolat Crownfield (Lidl) C
Riz soufflé au chocolat au lait Eco + (Leclerc) C
Choco Rice Carrefour Kids C
Choco Crack, au chocolat Auchan C
Riz soufflé saveur chocolat Pouce (Auchan) C
Crispy choc, au chocolat Chabrior (Intermarché) C
Céréale caramel et chocolat Lion (caramel et chocolat) Nestlé D
Fusion, céréales caramel chocolat Carrefour C
CaramChoc, caramel et chocolat Auchan C
Céréales croustillantes Crownfield (Lidl) C
Duo caramel et choco Cora C
Pétales croustillants caramel chocolat Super U C
Catégorie Produit Marque Nutri-Score
Cookie Cookie Crisp Nestlé C
Minis, choco Weetabix B
MiniCookies, au chocolat Auchan C
Déli Cookie Chabrior (Intermarché) C
Mini biscuits aux pépites parfum choco Les Doodingues (Casino) C
Crousti cookie Crownfield (Lidl) C
Mini cookies, céréales cacaotées Carrefour C
Autres formes chocolatées Star Wars, en forme de lunes et d’étoiles galactiques Kellogg’s C
Céréales soufflées au chocolat, (boules, lunes, anneaux) Monoprix Bio B
Anneaux céréales au cacao Crownfield (Lidl) C
Weetos, anneaux chocolatés Weetabix A
Céréales carrées chocolat Super U C
Choco Numberz Carrefour Kids C
Oursons choco Marque repère – Brin de Jour (Leclerc) C

Assainissement Non Collectif des eaux usées domestiques
Efficacité des installations : une étude publique dit enfin clairement les choses
Lors des Assises nationales de l’ANC du 13 et 14 septembre 2017, l’étude du Groupe national public ANC a été rendue publique. Sa conclusion : sur 21 dispositifs étudiés, seulement 5 sont aptes à délivrer une qualité d’eaux usées traitées acceptable.
Des résultats inacceptables pour les micro-stations agréées à culture libre
Il ressort de cette étude que la qualité des eaux usées traitées et la fréquence des opérations de dépannage sont globalement acceptables pour les filières traditionnelles de traitement par le sol et des filières agréées compactes (filtres à base de copeaux de coco et à végétaux). Ils sont médiocres pour certaines micro-stations et autres filtres compacts, et sont inacceptables pour les micro-stations agréées à culture libre. La CLCV qui intervient depuis plus de 20 ans au plan local et national dans le domaine de l’assainissement des eaux usées domestiques salue la qualité de cette étude.
Les questions, découlant des problèmes rencontrés par les propriétaires d’installations ANC, soulevées dans les concertations nationales ont souvent été minimisées ou ignorées par certains industriels. Mais les interrogations qui étaient soulevées avaient conduit la CLCV à conseiller aux usagers une grande prudence concernant certaines micro-stations. Elle indiquait sa préférence, chaque fois que cela était possible, pour les filières traditionnelles dont le pouvoir épurateur par le sol est connu. Dans son “Plaidoyer pour un renouveau de l’ANC et des SPANC” publié en 2015, l’association dressait un état de la situation et faisait des propositions concrètes pour une remise à plat des services, des filières et de la réglementation. Pour plus d’information rendez-vous sur www.clcv.org
La réglementation doit être précisée et simplifiée
Les concertations au sein du Plan d’Action National de l’ANC sont positives et permettent aux différents acteurs de rapprocher progressivement leurs points de vue. Mais les questions de fond comme les travaux inutiles imposés aux usagers, le dimensionnement et le coût excessif des installations ou la fiabilité des installations agréées, exigent que la réglementation soit à la fois précisée et simplifiée.
L’objectif est clair :
• se concentrer sur les véritables enjeux sanitaires et environnementaux qui concernent les constructions neuves, l’absence d’installation, et celles qui présentent un danger pour la santé ou un risque environnemental démontré ;
• des installations simples, fiables et au moindre coût ;
• des services publics locaux au bon format, performants et qui consultent les usagers.
Contact : Alain Chosson – a.chosson@clcv.org