CLCV Touraine | Banque
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Le livret A est massacré par la nouvelle formule de calcul

Les épargnants vont être crédités ces prochains jours des intérêts annuels du livret A (et du LDDS) et auront de bonnes raisons d’être mécontents. En effet, ce taux a été gelé par le gouvernement à 0,75 %  par an pour 2018 et 2019. Au titre de l’année passée, il sera inférieur d’un bon point à l’inflation ce qui représentera ainsi une dévalorisation historique de l’épargne des classes moyennes et populaires.

Pour l’année 2018, l’inflation devrait se situer à environ 1,8 ou 1,9 % (au mois de novembre l’inflation annuelle était estimée à 1,9 % par l’Insee). Avec un taux du livret A (et du LDDS) gelé à 0,75 % le rendement sera inférieur de plus d’un point à l’inflation. Il s’agit d’une situation jamais vue depuis le début des années 1980 (époque où l’inflation se situait aux alentours de 10 %). Cela signifie concrètement, que pour ces produits, les particuliers voient la valeur réelle de leur épargne se dégrader.

L’impact individuel et collectif de cette dégradation est très tangible.

À un niveau individuel, si on considère une personne qui a 5 000 euros sur son livret A (ce qui est proche de l’encours moyen), le manque à gagner de ce point en moins est de 50 euros pour 2018. Il est de 100 euros pour un épargnant qui a 10 000 euros sur le livret A.

À un niveau collectif, si on additionne les encours du livret A et du LDDS des particuliers, soit 360 milliards d’euros, le manque à gagner pour la collectivité des épargnants sur ce point de rendement en moins est de 3,6 milliards d’euros pour 2018, ce qui est considérable.

Le gouvernement avait décidé en 2017 de geler pour deux ans le taux du livret A au niveau très bas de 0,75 % avec pour motif officiel de faciliter le financement du logement social (qui subissait entre autres la diminution des APL). Mais ce motif était un prétexte puisqu’il a très vite décidé une réforme structurelle, qui entrera en vigueur en 2020, qui revient à supprimer la garantie historique d’un alignement du taux du livret A sur le taux d’inflation. La nouvelle formule prévoit un taux minimum de
0,5 % qui est bien sûr insuffisant si on considère que le taux d’inflation est souvent bien supérieur.

Ces décisions gouvernementales donnent avant tout satisfaction aux banques qui estimaient trop coûteux le fait de garantir l’inflation dans un contexte de taux directeurs quasi nuls. Elles n’en restent pas moins très préjudiciables pour le pouvoir d’achat des Français. Si les annonces de gel des frais bancaires du mois de décembre sont bienvenues, une mesure autrement plus positive, et que demande la CLCV, serait de revenir à l’ancienne formule de calcul du livret A qui garantissait un rendement au moins équivalent au taux d’inflation.

EVITER LA FRAUDE A LA CARTE BANCAIRE

 

Les bonnes habitudes pour limiter les risques

1. Tenir son antivirus à jour sur son ordinateur, utiliser un pare-feu (« rewall »).

2. Verrouiller son mobile avec un code, ses empreintes digitales ou la reconnaissance faciale.

3. Nettoyer régulièrement ses appareils avec des logiciels gratuits à télécharger : CCleaner, Glary Utilities, Malwarebytes.

4. Ne jamais communiquer ses données personnelles et bancaires en cliquant
 sur un lien reçu par e-mail ou SMS (banque, impôts, CAF, Pôle emploi…).

5. Ne pas enregistrer en favoris ses sites de e-commerce préférés ou celui de 
sa banque pour ne laisser aucun indice
 sur ses habitudes.

6. Choisir des mots de passe comportant au minimum 8 caractères dont une majuscule, une minuscule, un chiffre et un caractère spécial.

 

En cas de fraude en ligne, la banque doit vous rembourser

Lorsqu’il y a usurpation ou contrefaçon de vos numéros de carte, votre banque doit rembourser les sommes détournées ainsi que les frais d’agios éventuels et de fabrication de la nouvelle carte… Procédez dans l’ordre : faites immédiatement opposition et listez les opérations litigieuses. Signalez la fraude aux forces de l’ordre sur Service-public.fr. Un récépissé vous est transmis. Adressez-le par courrier recommandé à votre banque accompagné de votre demande de remboursement. D’après l’article L133-18 du Code monétaire et financier, 
elle doit vous rembourser le montant des opérations non autorisées au plus tard
 à la fin du premier jour ouvrable suivant sa mise au courant, sauf si elle a de bonnes raisons de soupçonner une fraude de votre part et si elle en communique les raisons par écrit à la Banque de France. Attention, si elle prouve une négligence grave de votre part, par exemple une très grande naïveté lors d’un hameçonnage, elle peut refuser de vous rembourser (article L133-23).

Intitulée Perceval pour « Plateforme électronique de recueil de coordonnées bancaires et de leurs conditions d’emploi rapportées par les victimes d’achats frauduleux en ligne », elle va permettre de faciliter :

  • vos démarches en cas de vol des données bancaires puisque vous n’aurez plus besoin de vous déplacer à la gendarmerie ou au commissariat pour signaler la fraude ;
  • le remboursement des sommes dérobées ;
  • la lutte contre les auteurs de ces infractions bancaires (collecte et recoupement des informations à l’échelle nationale).

 

Qui peut utiliser la plateforme Perceval ?

Pour signaler une fraude sur Perceval, il faut :

  • toujours être en possession de sa carte bancaire ;
  • que les coordonnées bancaires dérobées aient été utilisées pour faire un achat en ligne ;
  • avoir fait opposition sur sa carte bancaire auprès de sa banque.

 

Comment accéder à la plateforme ?

Perceval est accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7 depuis le site du service-public.fr via l’onglet « fraude à la carte bancaire » qui vous conduit au système d’identification France Connect. Là, vous vous connectez à partir de l’identifiant et du mot de passe que vous utilisez pour le site des impôts, de la Sécurité sociale ou de La Poste.

 

Offres de crédit, et placement d’argent

SOYEZ VIGILANTS

Les arnaques concernant les offres bancaires telles qu’une offre de crédit, ou le dépôt d’argent sur un livret d’épargne, peuvent être très élaborées, et il est facile de tomber dans le piège, restez donc vigilants !
 

Comment reconnaître une offre de crédit frauduleuse ?

Des personnes mal intentionnées utilisent le nom de banques déjà existantes ou des noms similaires crédibles pour proposer des crédits à des conditions très avantageuses.
Les signes d’une offre de crédit frauduleuse sont :

  • des conditions trop avantageuses : un taux d’intérêt très bas, une durée de remboursement très longue, etc.
  • pas de conditions de revenus, ni de garantes demandées
  • des frais (de dossier, d’assurance, etc.) à payer rapidement et à envoyer via un service de transfert d’argent international ;

Comment reconnaître une offre de placement frauduleuse ?

Sur Internet ou par téléphone, des offres frauduleuses promettent des livrets présentés comme une alternative au livret A avec des rendements très avantageux pouvant aller jusqu’à 8%.
Il vous est alors rapidement demandé de transférer de l’argent sur ce soit disant livret d’épargne afin de pouvoir faire fructifier votre argent.

Quels sont les conseils pour se protéger ?

Si une offre bancaire vous parait trop alléchante, méfiez-vous ! Les offres trop avantageuses sont justement créées pour vous séduire et vous inciter à envoyer de l’argent.
Ne transmettez pas vos données personnelles, ni de documents personnels.
Pour être sûr que la personne qui vous contacte est bien autorisée à vous proposer un crédit ou un livret, vérifiez le registre des agents financiers agréés, ainsi que le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance
Si l’entreprise ne se trouve dans aucun des registres, il est alors conseillé de ne pas donner suite.

Que faire si vous avez été victime d’une arnaque ?

Déposez une plainte le plus rapidement possible.
La plateforme info Escroqueries au 0811 02 02 17 (prix d’un appel local) pourra également vous conseiller.
Il est également conseillé de signaler l’arnaque auprès des services de la DGGCRF, de l’ACPR, sur le portail internet-signalement.gouv.fr


Plafond annuel pour les plus fragiles, promotion d’offres bancaires spécifiques, accent sur la prévention: les banques françaises se sont engagées lundi, sous la pression de l’Etat, à en faire davantage pour permettre aux clients de mieux maîtriser leurs frais d’incident bancaire.
Pour les personnes les plus fragiles, celles qui ont accès à cette offre (spécifique), les frais d’incident bancaire ne pourront plus dépasser /
20 euros par mois et 200 euros par an.
Le montant exact du plafonnement sera toutefois fixé librement par chaque établissement bancaire, en fonction notamment de ses propres coûts et de sa politique commerciale.
Les banques ont aussi promis de promouvoir davantage l’offre bancaire “spécifique”

Offre spécifique trop peu répandue

Créée en 2014 sous l’impulsion du législateur, “l’offre spécifique” doit être proposée par toutes les banques aux personnes en situation de fragilité financière. Elle prévoit :

  • La tenue, la fermeture et éventuellement, l’ouverture d’un compte de dépôt ;
  • La mise à disposition d’une carte de paiement à autorisation systématique. Cette carte permet aussi les paiements et les retraits ;
  • La possibilité d’effectuer des règlements par virements ou par prélèvements ;
  • La possibilité de demander 2 chèques de banque par mois ;
  • La consultation du compte à distance ;
  • Le plafonnement des frais bancaires pour régularisation d’incidents (commissions d’intervention) : au plus 4 euros par opération et 20 euros par mois ;
  • D’autres services comme la possibilité d’effectuer des opérations de gestion vers un autre compte du client dans la même banque, un système d’alerte sur le solde du compte et un changement d’adresse par an.

Une nouvelle plateforme pour obtenir réparation plus vite

La gendarmerie nationale a lancé la plateforme en ligne Perceval pour signaler les fraudes à la carte bancaire.
L’état, quant à lui, lance le téléservice Perceval pour accélérer le remboursement des victimes d’achats frauduleux en ligne. Il devrait aussi permettre de confondre davantage de coupables de ces escroqueries à la carte bancaire.
Afin de mieux lutter contre la fraude bancaire, le centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie nationale vient de lancer une plateforme en ligne pour signaler ce type de malversations.
Intitulée Perceval pour  “Plateforme électronique de recueil de coordonnées bancaires et de leurs conditions d’emploi rapportées par les victimes d’achats frauduleux en ligne”, elle va permettre de faciliter vos démarches en cas de vol des données bancaires puisque vous n’aurez plus besoin de vous déplacer à la gendarmerie ou au commissariat pour signaler la fraude  et obtenir :

  • Le remboursement des sommes dérobées
  • La lutte contre les auteurs des infractions bancaires

Pour signaler une fraude sur Perceval, il faut :

  • Toujours être en possession de sa carte bancaire
  • Que les coordonnées bancaires dérobées aient été utilisées pour faire un achat en ligne
  • Avoir fait opposition sur sa carte bancaire auprès de sa banque.

Comment accéder à la plateforme ?
Perceval est accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7 depuis le site du service-public.fr via l’onglet « fraude à la carte bancaire » qui vous conduit au système d’identification France Connect. Là, vous vous connectez à partir de l’identifiant et du mot de passe que vous utilisez, soit pour le site des impôts, de la Sécurité sociale ou de La Poste.


Cet été, vous partez en vacances à l’étranger. Retraits et paiements, vous utiliserez votre carte bancaire. Nos conseils pour éviter les pépins une fois sur place.
La carte bancaire est le moyen de paiement préféré des Français. Ils sont 93% à l’emporter avec eux à l’étranger.* Mais attention, son utilisation nécessite un minimum de précautions à prendre avant de boucler les valises. Premier réflexe, vérifiez que votre carte est valable à l’étranger et qu’elle n’expire pas pendant votre séjour. Si c’est le cas, demandez son renouvellement anticipé.

Contactez votre banque

Renseignez-vous auprès de votre agence sur les modalités d’utilisation de votre carte à l’étranger, notamment si elle est acceptée dans le pays. Par exemple, si votre code confidentiel suffit en France pour payer avec votre carte, dans certains pays comme aux États-Unis, qui n’ont pas adopté la puce électronique, il faudra signer une facture.
Demandez quel est le plafonnement de retrait et de paiement par semaine ou par mois afin de pouvoir gérer vos dépenses. S’il vous paraît insuffisant, demandez à votre banque de le rehausser le temps du voyage. Cette opération peut être payante. Informez votre conseiller de votre départ afin d’éviter qu’il bloque votre carte pour raison de sécurité. En effet, en constatant des retraits ou des paiements hors de l’Hexagone, il risque de penser à une utilisation frauduleuse de votre carte.

Notez les numéros utiles

Munissez-vous des numéros à appeler depuis l’étranger en cas de problème : le numéro de votre banque, celui pour faire opposition en cas de perte ou de vol, les contacts des services d’assistance qui sont inclus dans certains moyens de paiement, le numéro à 16 chiffres de votre carte et sa date de validité.

Informez-vous sur les frais

Dans un pays de la zone euro, l’utilisation de la carte se fait dans les mêmes conditions qu’en France. Les achats effectués avec votre carte ne supporteront pas de frais supplémentaires et il ne vous coûtera pas plus cher de retirer de l’argent dans une banque espagnole par exemple qu’auprès de n’importe quelle banque française.
Dans un pays hors zone euro, payer ou retirer en monnaie locale est une opération de change pour laquelle une commission et des frais peuvent être facturés selon les conditions tarifaires de votre banque. Ces frais sont généralement constitués d’une commission fixe (x euros par opération) et/ou d’une commission variable (pourcentage du montant de votre retrait ou de votre achat). Avant de partir, consultez la brochure tarifaire de votre banque pour adapter vos retraits en fonction des frais qu’elle applique. Par exemple, selon ces modalités de facturation, multiplier les retraits à l’étranger peut faire grimper très vite la note.
Certaines banques françaises possèdent un réseau de partenaires hors de la zone euro. Renseignez-vous auprès de votre établissement car les frais de retrait auprès de la banque partenaire peuvent être réduits, voire nuls.
*Étude TNS Sofrès pour Visa – Mars 2015

Frais d’incidents bancaires :
le rendez-vous manqué du CCSF

Le Gouverneur de la Banque de France et le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF), à la demande de Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, ont formulé des
propositions visant à encadrer les frais pour incidents bancaires. Avec 9 millions de personnes en situation de pauvreté et des frais d’incidents bancaires en hausse, l’enjeu est effectivement essentiel. La CLCV suit ces frais depuis près de 20 ans et a régulièrement dénoncé leur multiplication ainsi que leur augmentation. lire la suite

Une ordonnance du 25 mars 2016 modifie les dispositions applicables aux crédits immobiliers à partir du 1er juillet 2016.
Elle institue un cadre juridique européen harmonisé pour l’octroi du crédit immobilier et du crédit hypothécaire.
Elle renforce notamment la protection du consommateur en prévoyant la mise à disposition des consommateurs d’informations générales concernant le contrat de crédit immobilier ainsi que d’une information précontractuelle, sous la forme d’une fiche d’information standardisée (inspirée de celle existant en matière de crédit à la consommation) permettant à l’emprunteur de comparer les différentes offres de crédit disponibles sur le marché, d’évaluer leurs implications et de se déterminer en toute connaissance de cause sur l’opportunité de conclure un contrat de crédit.
Cette ordonnance introduit de nouvelles dispositions selon lesquelles le prêteur doit fournir gratuitement à l’emprunteur les explications adéquates lui permettant de déterminer si le contrat de crédit proposé et les éventuels services accessoires sont adaptés à ses besoins et à sa situation financière.
L’ordonnance institue par ailleurs à la charge des prêteurs un service de conseil en matière de contrats de crédit consistant en la fourniture à l’emprunteur de recommandations personnalisées.
L’analyse de la solvabilité des emprunteurs est encadrée :
• le prêteur doit procéder à une évaluation rigoureuse de la solvabilité de l’emprunteur ;
• l’emprunteur est informé par le prêteur, au stade précontractuel, de manière claire et simple, des informations nécessaires à la conduite de l’évaluation de sa solvabilité.
L’ordonnance apporte également des précisons sur les conditions dans lesquelles les prêteurs procèdent à l’évaluation d’un bien immobilier à usage d’habitation financé à l’aide d’un prêt. Celle-ci doit notamment être réalisée par un expert en évaluation immobilière indépendant du processus de décision d’attribution du prêt.
Ces mesures sont prises en application de la directive européenne du 4 février 2014 sur les contrats de crédit aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers à usage résidentiel.

Depuis le 1er février 2016, un règlement européen oblige les organismes comme la Direction générale des finances publiques, EDF ou certaines assurances, qui permettent le règlement par Tip (titre interbancaire de paiement) à mettre en place un dispositif compatible avec les moyens de paiement Sepa ().
Cette nouvelle obligation européenne n’a pas d’incidence pour l’usager ou le client puisque le Tip Sepa permet toujours d’effectuer un paiement par prélèvement. Ainsi, vous autorisez l’administration ou l’organisme à qui vous devez de l’argent, à effectuer un prélèvement ponctuel sur votre compte bancaire en datant et signant ce document si vos coordonnées bancaires sont déjà indiquées ou en joignant un relevé d’identité bancaire ou postal, si ça n’est pas encore le cas.
L’administration ou l’organisme devient responsable de la conservation du mandat électronique qui remplace l’autorisation de prélèvement. Vous n’avez donc plus à adresser ce document à votre banque.
Cette récente harmonisation européenne permet également de virer de l’argent (en euros) sur un autre compte situé dans l’un des 28 pays membres de l’Union européenne, dans les 4 États membres de l’Association européenne de libre échange (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse), la principauté de Monaco et la république de Saint-Marin. Les départements et régions d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion et Mayotte) de même que les territoires de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et la partie française de Saint-Martin, font aussi partie de l’espace Sepa