CLCV Touraine | Assurances
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Voitures accidentées, compteurs trafiqués… Les arnaques ne manquent pas sur le marché de l’occasion. Comment les éviter ?
 
1 – Détecter un accident caché
Si la voiture a été accidentée, l’acheteur doit en être informé, même si le véhicule a été parfaitement réparé, car cela joue sur le prix. Alors, beaucoup de vendeurs se taisent. Seul un expert automobile peut le déceler en consultant le fichier SIV (système d’immatriculation des véhicules).
2 – Vérifier le kilométrage
Environ 12 % des voitures d’occasion ont un compteur trafiqué. Cela se détecte en vérifiant la cohérence entre les dates et kilométrages des factures d’entretien et les rapports de contrôle technique. Il ne faut pas se fier au seul carnet d’entretien, qui peut être antidaté.
3 – Tester tous les équipements
Il faut vérifier qu’aucun témoin d’alerte ne s’allume en roulant et contrôler l’ordinateur de bord, l’éclairage, la condamnation centralisée des portes, les fenêtres… Pour tester l’ABS, il suffit de freiner à fond à 30 km/h sur un parking afin de s’assurer que le véhicule freine sans bloquer les roues et ne laisse aucune longue trace de gomme au sol. En cas de dysfonctionnement, le coût de la réparation doit être estimé et pris en compte.
4 – Contrôler le passé du véhicule
Attention aux citadines ! 80 000 km de ville fatiguent plus la mécanique que 150 000 km de route et d’autoroute. Faire un essai comme passager permet de savoir comment l’auto a été conduite. Vérifier si elle a été attelée car cela use l’embrayage. Il faut savoir aussi que les voitures longtemps immobilisées sont souvent sources d’ennuis. Se fier à l’obtention du contrôle technique n’est pas suffisant car il s’opère sans essai ni démontage.
5 – Examiner le pot d’échappement
Beaucoup de propriétaires de voitures diesel font supprimer le filtre à particules pour remédier à son colmatage ou doper le moteur, sans que cela soit mentionné au contrôle technique. Pour vérifier cette suppression, il faut se coucher sous la voiture et examiner la ligne d’échappement, depuis le moteur jusqu’à l’arrière. Attention aussi aux puces électroniques qui dopent le moteur ou prétendent abaisser sa consommation ! C’est illégal. Il vaut mieux faire préciser dans le contrat de vente qu’aucune modification n’a été apportée au moteur.
6 – Se méfier des garanties des professionnels
Les labels « occasion » des constructeurs ne sont pas complètement fiables : les voitures sont impeccables à l’extérieur, mais souvent sommairement inspectées et révisées. De plus, la garantie comporte de nombreuses exclusions, telles que le système d’injection, de dépollution, la climatisation, les ouvrants…
7 – Évaluer la qualité de l’entretien
Toutes les révisions doivent avoir été effectuées. De nombreuses interventions sont négligées par économie, comme la purge de la climatisation et du liquide de frein, ou la vidange de la boîte automatique. Enfin, une attention toute particulière doit être portée au remplacement de la courroie de distribution. Si l’opération est imminente, il faudra prendre en compte son coût assez élevé, aux alentours de 500 €.
8 – Détecter l’encrassement du moteur diesel
On peut détecter l’encrassement lors de l’essai si, lorsqu’on accélère, le véhicule répond de manière anormalement molle ou irrégulière. Autres signaux d’alerte : l’allumage au tableau de bord du témoin moteur ou de celui de l’échappement.
Recourir à un expert
Se faire assister par un expert est le plus sûr moyen d’éviter l’arnaque ou de se retrouver avec une auto fatiguée. Plusieurs prestations sont proposées : le bilan santé moteur avec analyse de l’huile par un laboratoire (à partir de 40 €) et la recherche d’antécédents d’accident dans le SIV (environ 30 €). L’Alliance nationale des experts en automobile (Anea) et ses 2 000 experts diplômés d’État proposent aussi un bilan technique complet, le Carré expert, moyennant 99 €. De plus en plus d’experts indépendants proposent ce service.
 
N’hésitez pas  à contacter la CLCV37, nous travaillons avec 2 experts indépendants.
Tél. 02 47 72 71 69
 

Garantie décennale d’un entrepreneur : vérifier sa validité avant le début des travaux
Publié le 10.09.2015 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)
L’assurance professionnelle couvrant la garantie décennale d’un entrepreneur doit être souscrite avant le début des travaux. C’est ce que rappelle la Cour de cassation.
Dans cette affaire, un couple avait confié la construction de sa maison à une entreprise de maçonnerie. Quelques mois plus tard, suite à de fortes précipitations, un sinistre était intervenu entraînant de graves désordres. L’entrepreneur ayant abandonné le chantier, les clients ont demandé réparation à son assureur. Celui-ci a refusé au motif que les travaux de construction avaient commencé avant que l’assurance ne soit souscrite.
La Cour de cassation lui a donné raison. Elle rappelle que la garantie de l’assureur ne s’applique pas si l’assurance a été souscrite après le commencement des travaux. L’entrepreneur avait bien souscrit une assurance pour couvrir sa responsabilité contre les malfaçons durant dix ans, mais il avait déjà commencé les travaux quelques jours plus tôt.
Il est donc important pour les clients de vérifier au préalable que l’entreprise est bien assurée, et ce, avant l’engagement des travaux. La loi impose d’ailleurs aux entreprises d’indiquer sur leurs devis et factures, l’assurance professionnelle souscrite, le domaine d’activité déclaré à l’assureur, ses coordonnées, ainsi que la couverture géographique de leur contrat ou de leur garantie.