CLCV Touraine | Actions de la CLCV
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Les associations de consommateurs ont leur mot à dire !

 

À la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur le pouvoir d’achat, la CLCV et l’UFC-Que Choisir s’associent pour appeler l’exécutif à ne pas oublier les associations de consommateurs parmi les corps intermédiaires à considérer pour discuter du sujet… d’autant qu’un levier majeur pour soulager les Français, au-delà des revenus, a trait au niveau de prix.

 

Fortes de la confiance des citoyens, ayant fait la preuve de leur indépendance et de leur efficacité, les associations de consommateurs sont paradoxalement traditionnellement négligées, voire ignorées par l’Élysée quand il s’agit de discuter des mesures pour le pouvoir d’achat… Un comble quand on sait que ce sont elles qui se sont battues pour l’arrivée d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile, la lutte contre l’énergie chère ou encore pour la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur, mesures synonymes de baisses significatives des prix et donc de pouvoir d’achat gagné par les Français.

 

Après Nicolas Sarkozy et François Hollande qui convoquaient exclusivement les syndicats patronaux et de salariés pour discuter du pouvoir d’achat, Emmanuel Macron semble céder à la même logique faisant des revenus l’angle essentiel du projet de loi portant « mesures d’urgences économiques et sociales ». Or, le pouvoir d’achat des Français doit marcher sur deux jambes : les revenus mais aussi les niveaux de prix.

 

Alors que la crise des « gilets jaunes » souligne l’asphyxie financière dont souffrent bon nombre de nos concitoyens, la CLCV et l’UFC-Que Choisir demandent à être entendues par l’exécutif pour que le projet de loi présenté demain en Conseil des ministres, ou tout prochain texte, comporte des mesures consuméristes structurantes, particulièrement dans les secteurs de dépenses contraintes (alimentation, énergie, logement, etc.), à même de soulager durablement les Français.

La CLCV appelle les organismes à redistribuer plus de bénéfices

Pour ce 2 ème palmarès, la CLCV a étudié 207 contrats fermés ou ouverts à la commercialisation. Nous avons analysé les frais, les taux servis aux consommateurs, le rendement des portefeuilles et avons calculé, comme l’an dernier, le taux de redistribution des bénéfices.

Outre le manque de transparence de certains organismes (58,2 % des professionnels contactés n’ont pas répondu) et de lisibilité des contrats pour les consommateurs, notre étude pointe à nouveau le défaut d’équité dans l’attribution des rendements.

Rendements servis sur les fonds en euros : des écarts du simple au quadruple

Mieux vaut être vigilant sur la sélection du contrat vu les écarts de rendements servis. Les chiffres vont en effet du simple au quadruple : 0,75 % pour le contrat le moins bien rémunéré, 3,5 % pour le meilleur.

Par ailleurs, comme l’an dernier, la performance servie par les bancassureurs, détenant une clientèle captive, est moins intéressante. Les écarts se cumulant année après année, le bilan au bout de huit ans atteint plus de 6 points de rendement : 19,84 % pour les bancassureurs, contre 26,38 % pour les autres acteurs du marché.

Taux de redistribution : du simple au double

Notre indice de redistribution, calculé sur 8 ans, compare le rendement du portefeuille dans lequel le contrat est inclus au taux servi après frais de gestion au titulaire de l’assurance vie. En moyenne, sur 8 ans, le taux de redistribution de notre panel ressort à 71,29 % contre 75,21 % l’an dernier. Et les écarts sont significatifs, de 109,16 % pour l’un des contrats proposés par la MAIF à 50,5 % sur un produit géré par CNP Assurances pour la Caisse d’Épargne. Sans compter que certains organismes appliquent des taux de redistribution différents selon les contrats, une façon de privilégier tel ou tel produit.

Nos demandes

Au vu de ces constats, la CLCV réitère sa demande d’une meilleure équité dans l’attribution des rendements et de plus de transparence sur les informations des produits proposés aux consommateurs.
Elle s’inquiète du fait que de plus en plus de contrats mentionnent l’absence de participation aux bénéfices contractuelle. Elle incite les professionnels à une redistribution des bénéfices plus élevée afin que les détenteurs de fonds en euros ne se retrouvent pas en perte de pouvoir d’achat sur leurs économies, le niveau de rémunération tendant à se rapprocher de celui de l’inflation.

Tarifs des coiffeurs pas assez clairs et
une regrettable inégalité hommes-femmes

La CLCV rend publique son enquête sur le respect de l’obligation d’affichage extérieur des
tarifs des coiffeurs.

Chaque jour, près d’1 million de Français se font coiffer, à domicile ou dans l’un des 64 000 salons de
coiffure. Face à ce service de consommation courante, il est essentiel que le consommateur accède à
une information tarifaire préalable claire et complète pour comparer et choisir son coiffeur. Les 902
relevés effectués d’août à octobre par nos bénévoles pointent des insuffisances manifestes au
détriment du consommateur.

La loi est mal respectée
L’obligation d’affichage visible depuis l’extérieur pose problème pour 21,2% des coiffeurs enquêtés
(aucun affichage 12,8%, affichage peu lisible 8,4%). Il est inacceptable que cette obligation essentielle
et établie de longue date, plus de 30 ans, ne soit pas suivie par tous les professionnels. Nous
demandons des contrôles renforcés et des sanctions dissuasives à chaque non-respect constaté.

(lire la suite)

Après le moratoire sur la fiscalité des énergies,
ouvrons la concertation du pouvoir d’achat et de la transition énergétique !

6 mois. C’est le temps qu’il aura fallu au Gouvernement pour comprendre l’impérieuse nécessité de
concilier pouvoir d’achat et transition écologique !

Depuis 6 mois, la CLCV réclame le gel des taxes sur les énergies prévues au 1 er janvier 2019, en alertant
sur les conséquences pour le pouvoir d’achat des ménages. Le moratoire est un bon début de réponse.
Mais que de temps inutilement perdu !

Le temps de la concertation est désormais inévitable

La CLCV participera à la concertation souhaitée par le président de la République. Nous en profiterons
pour expliquer qu’un moratoire sur les taxes des carburants et des énergies de chauffage est un bon
signal. Mais ce moratoire doit être d’une durée de 12 mois afin d’ouvrir un véritable débat fiscal. En
effet, comment pourrait-on revenir à une hausse des taxes sur les carburants au mois de juillet, c’est-à-
dire à l’heure des départs en vacances des Français ? (lire la suite)

Plats à base de viande de bœuf : des choix compliqués !
156 produits décryptés !

La CLCV rend publique son enquête sur 156 plats* à base de viande. Lasagnes, ravioli, hachis parmentier,
cannelloni… l’offre est si importante qu’il est parfois difficile de faire son choix. Nous avons notamment
observé des quantités de viande de bœuf très variables, une qualité nutritionnelle à améliorer et la présence de
trop nombreux additifs et arômes.

Quantité de viande : c’est la loterie !
Nous avons constaté de grandes différences entre les catégories de plats. Les hachis contiennent en moyenne
20% de viande, soit presque 2 fois plus que les raviolis. Dans une même catégorie de produit, c’est le grand
écart : près de 60% des raviolis étudiés ont moins de 8% de viande et seulement un peu plus d’un tiers en ont
plus de 15%. Il existe donc des quantités de viande allant du simple au quintuple… pour un même type de
produit. Certains produits méritent-ils vraiment leur appellation avec seulement 4% de viande ?

Des produits bio plus chers mais ne contenant pas plus de viande
Certains produits bio, comme les raviolis en conserve, contiennent moins de viande que les produits non bio
alors qu’ils coûtent deux fois plus cher. (lire la suite)

Lire aussi le dossier de presse

LE 5 DECEMBRE – JOURNEE INTERNATIONALE DU BENEVOLAT

Le tissu associatif et sa cohorte de bénévoles constitue un palier essentiel de l’économie nationale. Mais, les associations ne peuvent vivre et se développer que grâce à ces nombreux bénévoles qui s’investissent, donnent de leur temps, pour que les activités diverses puissent avoir lieu.

En ce qui concerne notre association la CLCV (consommation, logement et cadre de vie), nationalement, ce sont 4 500 bénévoles qui œuvrent journellement, et sur l’Indre et Loire 38 personnes.

N’oublions pas que l’évolution des droits des consommateurs a été acquise grâce aux associations, et la CLCV a beaucoup œuvré depuis 66 ans, pour protéger les consommateurs.

Nous sommes indispensables pour conseiller, soutenir et défendre les droits des consommateurs. Nous sommes un contre pouvoir face à un marché mondialisé et aux multinationales. Nous menons des actions concrètes, grâce à nos BENEVOLES afin de répondre aux difficultés quotidiennes que rencontrent l’ensemble des citoyens.

Exemple concret : Face aux lobbys et firmes internationales, après des années d’effort, nous avons abouti à la signature de la charte d’engagement NUTRI-SCORE qui permet de comprendre rapidement la qualité nutritionnelle d’un produit, grâce aux couleurs et lettres apposés sur le devant de ce dernier. (voir aussi cet article ou celui-là).

S’impliquer en tant que bénévole, c’est apporter ses compétences, donner de son temps, aider, en un mot être utile aux autres. Mais c’est aussi recevoir, on apprend beaucoup des autres. C’est aussi nouer de nouvelles relations, c’est un enrichissement personnel, c’est donner un sens à son quotidien.

Adaptation des taxes au prix du pétrole
Une annonce intéressante mais encore floue !

Depuis quatre mois la CLCV alerte le gouvernement sur les risques d’une forte hausse des prix de
l’énergie pour les consommateurs. Les inquiétudes et les difficultés mises en lumière ces derniers jours
ont démontré la pertinence de nos analyses et de nos demandes.
C’est dans ce contexte que le président de la République s’est exprimé, afin de donner le cap de la
Transition écologique pour les cinq prochaines années.
Une annonce intéressante : adapter les taxes au prix du pétrole
Face à la hausse brutale du prix des énergies (carburants, fioul et gaz principalement), notre association
proposait un moratoire sur l’augmentation de la TICPE au 1 er janvier 2019. Ce gel des taxes était, selon
nous, une réponse rapide et concrète pour le pouvoir d’achat des consommateurs. Nous avions également
proposé aux autorités publiques, à tout le moins, une hausse plus raisonnable de la fiscalité écologique
ou encore la mise en place d’un mécanisme proche de celui de l’ancienne TIPP flottante. C’est cette
dernière option que semble choisir aujourd’hui le président de la République. Mais aucune garantie n’est
donnée dans ce sens, à l’exception d’un simple « rendez-vous tous les trimestres pour atténuer l’effet
d’une envolée des cours mondiaux ». (lire la suite)

Pour aider les ménages à faire face à la hausse de leur facture énergétique, le Premier ministre confirme
les propositions avancées ces derniers jours pour renforcer les mesures déjà existantes : doublement de
la prime à la conversion automobile (500 000 à 1 million), et élargissement des bénéficiaires du chèque
énergie (2,5 millions de Français à 5,6 millions). À cela s’ajoute la mise en place d’une prime à la
conversion des chaudières à fioul. Il s’agit de mesures que nous appelons de nos vœux depuis le mois
de septembre. (lire la suite)

Favoriser une alimentation plus saine, réduire l’utilisation du plastique dans le domaine alimentaire, améliorer les conditions sanitaires et environnementales de la production agricole, renforcer le bien-être animal… C’est ce que prévoit notamment la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (dite « loi EGalim ») publiée au Journal officiel du 1er novembre 2018.

Parmi les mesures contenues dans cette loi, il faut retenir en particulier :

  • la suspension de l’emploi du dioxyde de titane dans les produits alimentaires (E171) utilisé couramment dans les confiseries, les desserts, les crèmes glacées, les sauces d’assaisonnement ou encore les plats préparés ;
  • la possibilité d’emporter les aliments ou les boissons non consommés dans les restaurants et les débits de boissons (avec mise à disposition par les professionnels de contenants réutilisables ou recyclables) ;
  • l’interdiction en 2020 des bouteilles d’eau en plastique dans les cantines scolaires mais aussi des touillettes et pailles en plastique dans la restauration, la vente à emporter, les cantines et les commerces alimentaires ;
  • l’obligation d’atteindre 50 % de produits locaux ou sous signe d’origine et de qualité dans la restauration collective publique à partir de 2022 ;
  • l’interdiction des produits phytosanitaires à base de néonicotinoïdes ;
  • le renforcement de la protection des riverains habitant à proximité des zones de traitements phytosanitaires ;
  • l’extension du délit de maltraitance animale en élevage aux activités de transport et d’abattage ;
  • la désignation d’un responsable de la protection animale dans chaque abattoir ;
  • l’expérimentation de la vidéo-surveillance dans les abattoirs volontaires ;
  • l’interdiction de mise en production de tout bâtiment d’élevage nouveau ou réaménagé de poules pondeuses en cages.